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L’armée Américaine : “Guard and Reserve Forces” Version imprimable Suggérer par mail
Depuis la fin de la Guerre Froide et les événements qui s’en sont suivis, l’Armée Américaine a du faire face à de nouveaux risques, mais aussi à de nouvelles opportunités. Etant devenue la principale puissance militaire, son organisation évolue en tenant compte des moyens à mettre en place pour défendre l’Amérique, mais aussi les grandes valeurs liées à la liberté en collaboration avec les principaux pays alliés.

Quelques repères…

Les Etats-Unis ont crées leur première force de réserve sous la « Militia Act » de 1792. Ce n’est qu’en 1903 que les « National Guard » ont été formés et peu avant la Première Guerre Mondiale que les forces de réserve ont été structurées. Le “National Defense Act” de 1916 a établit le programme Reserve Officers Training Corps (ROTC). Ceci a complété la formation formelle des académies de West Point et Annapolis. Après la seconde Guerre Mondiale, le Congrè a fait évoluer ce programme ROTC pour inclure une entité junior, les J-ROTC.

Rôles, missions, et opérations

L’Armée professionnelle active américaine est composée de « Army », « Marine Corps », « Navy », « Air Force », et « Coast Guard ». Elle est complétée par l’entité fédérale des réserves présente dans chacun des 50 états :  « Army Reserve »,  « Army National Guard », « Marine Corps Reserve », « Navy Reserve », « Air Force Reserve », « Air National Guard », et « Coast Guard Reserve ». Ainsi, les « National Guard » et « Reserve Forces » font intégralement parties de l’organisation de l’Armée Américaine.
 
Dans le cadre d’une mobilisation, La Présidence Américaine a le pouvoir d’appeler près de 200 000 membres pour une durée maximum de 365 jours, depuis 2007. Les gouverneurs de chaque état, quant à eux, ont la possibilité d’appeler la Garde Nationale pour une durée limite d’activation de quelques jours. Ce processus de mobilisation s’étend sur cinq phases : la première comprend la préparation de la mobilisation et l’attribution des tâches. La deuxième est la notification officielle aux réservistes sélectionnés. La troisième est la date effective de mobilisation. La quatrième est la réception des personnels et la composition des unités. Enfin, la cinquième est le départ des unités sur leurs théâtres d’opérations. Une fois sur place, ils suivent un dernier entraînement spécifique à leur environnement et à leur mission.

Cette procédure peut être mise en place en moins de 7 jours, dans le cadre d’une situation d’urgence nationale, de situations conflictuelles, de renfort de moyens sur des théâtres d’opérations extérieurs. Cela a été le cas par exemple en Bosnie, Kosovo, Asie du Sud-Ouest, ou dernièrement lors de la Deuxième Guerre du Golf. De même ils sont intervenus pour des opérations humanitaires en Afrique, opérations anti-drogue en Amérique Centrale, de maintien de l’ordre sur le territoire Américain, ou de recherche de renseignements en général.

L’Armée de Réserve est représenté par le « Reserve Forces Policy Board » vis-à-vis de l’armée d’active pour donner les grandes lignes d’utilisation, de conduite, et d’équipement des forces de réserves. Leurs recommandations portent sur l’intégration à part entière des réserves dans les opérations des forces actives, la représentation et participation des autorités de réserve à tous les niveaux décisionnels, l’entraînement et l’équipement d’un niveau équivalent à l’armée d’active, un processus d’appel rapide et efficace pour la recherche des compétences, enfin le maintien du lien militaire avec la population civile. Les technologies de l’information interviennent de plus en plus comme un outil de travail au sein des Armées entre les différents sites: base de données des compétences, ressources humaines, suivi d’affaires, mise à jour d’information, enseignement par correspondance, et gestion matérielle et financière.

Un des principaux objectifs, dans le cadre de leur loi de financement, est d’assurer la modernisation des équipements et l’interopérabilité avec le personnel d’active. Ceci tient compte de la maintenance et du renouvellement des matériels, mais aussi du recrutement,  de l’entraînement, et de la fidélisation du personnel de réserve.

Personnel et structure

A l’origine, les « Guard and Reserve » étaient entraînés pour assurer un renfort de force aux troupes actives en cas de conflit majeur et intense ; ce qui devenait en fait une situation peu probable compte tenu des moyens déjà présents de par l’armée d’active. Ainsi, le corps des réservistes a été mis à contribution pour diverses missions non nécessairement liées à un conflit, comme l’aide humanitaire, le maintien de l’ordre, ou autres opérations de routine. Pour un réserviste, un engagement de réserve standard comprend chaque année une période bloquée de deux semaines et un week-end par mois.

Il existe trois catégories de réservistes : la « Ready Reserve », la « Retired Reserve », et la « Standby Reserve ». La « Ready Reserve » s’apparente à notre « Réserve Opérationnelle », avec un engagement de quelques semaines par an  pour des contrats à durée déterminée. Ces personnes sélectionnées interviennent pour des emplois administratifs, logistique, recrutement, entraînement, ou poste à responsabilité spécifique. La « Retired Reserve » est quant à elle composée d’anciens militaires d’active mais pouvant encore être appelés suite à leur compétence particulière. Enfin,  la « Standby Reserve » est un peu à l’image de notre « Réserve Citoyenne », composée de personnes pouvant être mis a contribution lorsqu’une situation particulière le nécessite. Ainsi le personnel mobilisable, qui compte 4.5 millions d’hommes, se décompose pour à peu près 31% d’ « Active », et 24% de « Ready/Selected », 44% de « Retired », et 1% de « Standby », sans compter le personnel civil travaillant pour les armées *. Le personnel féminin contribue pour 15% des effectifs.

Cette diversification des missions a incité les autorités à prendre conscience d’une certaine gêne occasionnée par les périodes d’absence des personnes vis-à-vis des employeurs ou de leur famille. Même si les employeurs aux Etats-Unis comprennent le devoir d’un réserviste, ils n’en restent pas moins inquiets des conséquences que cela peut avoir sur l’entreprise. De même, un réserviste peut être tenté de revoir son engagement à la baisse pour ne pas compromettre sa carrière professionnelle, avec les conséquences sur l’armée de réserve.

Une structure tient compte de ces priorités : le « National Committee for Employer Support of the Guard and Reserve ». En fait, la majorité des employeurs américains ont une opinion plutôt favorable au devoir de réserve mais demande avant tout de connaître à l’avance le calendrier des activités de réserve de leur employé. Ainsi, une approche a été mise en place pour améliorer l’information des employeurs sur les obligations militaires : déterminer les types de sociétés les plus affectées, celles qui sont les plus réceptives, organiser des rencontres, journées portes ouvertes, ou bien trouver un moyen de compensation lors d’indisponibilités prolongées. En tout cas, cela conduit à reconnaître les sociétés participant à l’effort du réserviste.

En parallèle, une autre entité, le « National Guard Bureau Family Programs » intervient essentiellement dans le support et la communication aux familles lorsqu’un membre est mobilisé. En effet, les forces américaines tendent à être composée pour moitié de forces de réserve.

D’autres, comme le « Office of Force Health Protection and Readiness » proposent des programmes liés à l’assistance médicale, nécessaires lors de déploiement et de retour de mission.

Entraînement

L’interopérabilité entre réservistes et personnel d’active est assurée suivant quatre points : attirer et recruter des personnes de qualité, les garder,  les équiper, et maintenir leur niveau de compétence. La mise en place d’un système d’évaluation, le « Global Status of Resources and Training Systems » permet à chacune des autorités de connaître la disponibilité de leurs personnels.

A peu de choses près, toutes les unités de réserve suivent le même concept de programme : tests, exercices, simulations, compétences individuelles et de groupe. Le système d’évaluation mesure 5 points : ressources humaines, matériel, équipements, entraînement, et niveau de préparation. L’ensemble de ces paramètres est ensuite enregistré dans une base de données laquelle donne, en fait, une photographie de l’état des troupes. Cet enregistrement d’information est effectué dans l’ensemble de façon annuelle et permet, par la suite, de définir les priorités financières en vue des missions à accomplir.

Un point à signaler, les personnes dédiées aux domaines de haute technicité doivent régulièrement être entraînées, que ce soit en période de paix ou de crise, requérant dans ces cas des programmes spécifiques. Là encore, les technologies de l’informatique permettent d’accroître les moyens de formation : simulateurs, cours en ligne, cours en vidéo, et téléconférence, en minimisant les coûts de déploiement. De même, un réseau d’écoles accréditées, le « Army School System », permet à certains spécialistes de mettre à jour leurs connaissances en suivant des cours dans des établissements civils sans pour autant se rendre dans des écoles militaires. Cette organisation s’est révélée nécessaire pour un pays présentant de grandes distances de déplacement.

Enfin, une structure au niveau du commandement veille au respect de l’environnement suite à un déploiement, un exercice en extérieur, ou tout simplement à une nouvelle implantation d’équipement militaire. Une approche décentralisée permet à chaque état d’avoir sa propre politique de l’environnement, en rapport avec ses propres lois, pour tenir compte de diverses pollutions à éliminer jusqu’à la restauration d’anciens sites militaires.

Moyens et équipements

L’intérêt premier du niveau d’équipement doit permettre aux réservistes d’assurer leur mission au moment de l’appel au déploiement. Toutes les unités de réserve disposent du matériel minimum pour assurer des missions standards. En ce qui concerne le renouvellement des équipements spécifiques, les ressources matérielles étant limitées, la priorité est donnée aux personnels appelés à intervenir aux cotés des militaires d’actives. Ensuite, les autres unités obtiennent le renouvellement en fonction des priorités décidées par les autorités américaines.

La possibilité de se procurer des équipements provenant des forces actives, c'est-à-dire la redistribution en cascade, peut être intéressante mais présente quelques inconvénients. En effet, du matériel qui n’est plus utilisé par l’armée d’active n’est donc plus maintenu au risque de devenir obsolète, d’où des problèmes de compatibilité, de formation, et d’interopérabilité entre les unités. Ainsi, leur programme de renouvellement de matériel tient à la fois compte des besoins de l’armée d’active, et de l’armée de réserve.

Un mot sur le foncier, Les « Guards and Reserves » maintiennent près de 53000 bâtiments et structures, dans près de 4000 emplacements sur tout le territoire américain.
Le congrès américain décide du budget alloué à la maintenance, ou au renouvellement des installations pour les réserves. Un moyen de réduire les coûts de fonctionnement est de mettre à disponibilité l’utilisation des mêmes installations entre plusieurs unités de réserves de différentes armes.

Recrutement

Le programme  ROTC (Reserve Officers Training Corps) a été mis en place pour recruter et former les officiers de réserve pour les quatre armées : Army, Navy, Air Force, et Marine. Ce programme est dispensé dans à peu près 1000 universités et propose aux personnes sélectionnées de poursuivre leurs études civiles et d’accomplir une formation militaire. C'est-à-dire que sur le campus on verra des étudiants en civil, et d’autres en uniforme. En fait, ces étudiants ayant choisi les ROTC ont en plus des cours spécifiques à une formation militaire et portent l’uniforme une fois par semaine pour des activités pratiques. La sélection se fait dès la dernière année de lycée sur les résultats aux examens, les activités extra scolaires, et un entretien personnel.

Une des grandes motivations pour un jeune d’effectuer les ROTC est bien sûr le fait de servir son pays, mais aussi la possibilité de se voir octroyer une bourse d’étude pour un diplôme complet, soit quatre années d’études. Cette bourse prend en charge l’ensemble des frais de scolarité pour un à quatre ans et son montant varie en fonction du cursus choisi.

Par exemple, le programme pour le « Air Force ROTC » dure quatre ans et se décompose en deux parties : les deux premières années consistent en une formation militaire générale d’un cours par semaine de culture militaire, et de commandement. Ces deux premières années ne présentent aucune obligation pour la suite mais le candidat peut se présenter à la sélection pour les deux années suivantes. La sélection passe par des examens, un entretien, et une période bloquée d’un mois sur une base aérienne. Puis la formation militaire professionnelle se déroule sur le terrain, avec des cours de commandement, communication et politique de défense. Il existe des sélections parallèles pour qu’une personne intègre directement la deuxième partie de la formation. A la fin de ce programme, la nouvelle recrue doit quatre années de service actif, ou une mise en disponibilité avec des obligations sur une période de 8 ans. Ainsi, 75% des officiers d’active sont issus de programmes ROTC, toutes armées confondues.

Le programme J-ROTC (Junior-ROTC) se prépare au niveau du lycée, et s’applique essentiellement à enseigner des cours de civisme, commandement, et de service à la société. L’issue de ce programme n’est pas forcement militaire, mais tend d’abord à responsabiliser les étudiants vis-à-vis de la société, à leur donner des notions de commandement, à les informer sur la défense et la sécurité du pays, à apprendre la discipline, le respect d’autrui, et évidemment à déboucher sur des études ROTC ou supérieures.

Cette présentation donne un tour d’horizon sur le système américain, certes différent du système français dans plusieurs aspects, mais présentant aussi certains points communs. Des informations, ainsi que des données plus complètes peuvent être obtenues en s’adressant directement au siège de l’ANORAA.
LTN (R) Gautier LAUDE
ACREFEU
Chicago, Juillet 2008.

Sources :
*Données de Mai 2006, Reserve Forces Policy Board, Annual Reports, www.defenselink.mil/ra/rfpb/reports.html
United States Department of Defense – Reserve Affairs:  www.defenselink.mil/ra
Dernière mise à jour : ( 22-08-2008 )
 
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