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Discours d'introduction du Colloque "Europe et transformation" du 5 février 2007
par le Général d'armée Jean-Louis Georgelin - Chef d'Etat-major des Armées

Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Mesdames, Messieurs,

C'est évidemment un très réel plaisir pour moi que de prendre la parole devant vous pour vous parler de la transformation des forces armées françaises.
La France, comme les autres pays occidentaux, a, depuis quinze ans, constamment adapté l'organisation de ses forces, sa doctrine et ses équipements pour être plus efficace. Après la professionnalisation des armées décidée par le Président de la République en 1996, les armées françaises ont connu un processus permanent d'évolution pour développer les synergies interarmées, pour améliorer leur aptitude à participer à des opérations multinationales, pour tirer parti des progrès de la technologie et notamment des nouvelles technologies de l'information. Ce processus, conduit avec le souci constant de promouvoir l'Europe de la défense et nos relations avec nos alliés, a fait des armées françaises ce qu'elles sont aujourd'hui, un atout essentiel pour notre pays, reconnu à l'étranger et apprécié par nos concitoyens.
Pourtant, le débat sur la transformation continue, sans que les tenants et aboutissants de cette dynamique d'adaptation de nos forces ait pu trouver une définition satisfaisante, partagée par l'ensemble des pays de l'Union Européenne et de l'Alliance Atlantique. Paradoxalement, cette absence de norme figée constitue toute la richesse de ce concept.
La transformation, c'est aujourd'hui, pour nous, la conjonction d'une certitude géopolitique, d'une question stratégique et d'une exigence militaire.

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* * *

La transformation, c'est d'abord une certitude politique. C'est la certitude que nous faisons face aujourd'hui à des problématiques nouvelles qui appellent des approches nouvelles. Et cette certitude est triple.
C'est en premier lieu la certitude du retour de la géopolitique. L'émergence de nouvelles grandes puissances, la probabilité d'une difficulté croissante dans l'accès aux ressources minières et énergétiques, les troubles que peuvent faire craindre le changement climatique ou les déséquilibres démographiques sont autant de facteurs qui doivent nous conduire à penser que la rivalité des Etats ou, plus largement, des acteurs divers de la scène internationale aura tendance à se faire plus vive. La peur, l'honneur et l'intérêt, les trois motifs que Thucydide identifiait pour la guerre, sont, aujourd'hui plus que dans les dernières décennies, des facteurs autonomes d'instabilité qui peuvent à tout moment déséquilibrer brutalement notre environnement stratégique.
C'est, en deuxième lieu, la certitude, constamment réaffirmée par le Président de la République, que, dans ce monde aux allures inquiétantes, la France a un rôle majeur à jouer. Nous en sommes encore à la croisée des chemins, à ce moment où le pire n'est pas certain, où le monde semble hésiter sur son destin. Et dans cette situation, la France ne peut pas limiter son ambition à une conception étroite de sa sécurité animée par la seule peur de l'avenir, car, alors, elle mériterait ce terrible vocable de pays vieillissant. La situation favorable que lui donne sa nouvelle insularité stratégique, la façon particulière dont sa voix porte dans le monde, la multiplicité des atouts militaires et non militaires dont elle dispose, lui permettent de jouer un rôle actif pour favoriser l'avènement d'un monde plus pacifique, d'un monde plus respectueux de la personne humaine, d'un monde plus équitable. Jouer ce rôle nous interdit que nous nous retranchions derrière nos frontières ; jouer ce rôle nous impose d'aller au contact de ce monde en mouvement.
Enfin, en troisième lieu, c'est la certitude que, pour jouer ce rôle, nous devons être en mesure de faire face à une guerre profondément transformée. Nous avons préparé depuis presque deux siècles une guerre totale mais ponctuelle ; nous menons dès aujourd'hui, et nous allons mener, de façon croissante, des guerres limitées mais permanentes. Nous éprouvons du mal à envisager cette perspective. Le terme d' « asymétrie » est une première approximation pour appréhender les caractéristiques de nos opérations, mais notre réflexion doit aller au-delà de ce terme souvent galvaudé. Nous allons nous engager dans des guerres réelles aux enjeux limités au regard des guerres du 20e siècle, dans lesquelles nous engagerons à chaque fois des moyens limités, et dans lesquelles nous devrons accepter la perspective de succès limités, même si la possibilité d'ascension aux extrêmes doit rester toujours présente à notre esprit. Evaluer et adapter en permanence les paramètres de cette équation politico-militaire nécessite avant tout une profonde rénovation de notre façon de concevoir la guerre.

* * *

C'est donc plus encore à une transformation de la guerre qu'à une transformation des moyens militaires que nous devons nous adapter. Si la transformation est une certitude, elle est aussi une question stratégique : comment allons nous nous adapter à ce que j'appellerai le 4D des opérations, durée, durcissement, diversification, dispersion ?
La durée d'abord, qui s'exprime suivant plusieurs modalités : non seulement les opérations que nous conduisons ne produisent leurs effets que dans la durée, mais, loin de constituer des exceptions, elles vont rester le quotidien de nos forces à un horizon prévisible. C'est là que notre détermination est mise à l'épreuve de façon permanente. Cette détermination s'exprime bien sûr en terme d'efforts financiers à consentir pour entretenir et renouveler nos équipements soumis à rude épreuve. Elle s'exprime en termes humains. Non seulement, il faut planifier les rotations de nos unités et de nos équipages pour concilier engagement, entraînement et repos, mais il faut entretenir la permanence de l'esprit militaire par delà la discontinuité des cycles d'activités. Elle s'exprime enfin par la nécessité du soutien constant de l'opinion publique.
Le durcissement des crises encore, sous l'effet conjugué de plusieurs facteurs : la dissémination des armes conventionnelles sophistiquées et puissantes couplée à la disponibilité sur les marchés civils de nombreuses technologies duales, la détermination croissante de nombre de nos adversaires potentiels qui se nourrit du désespoir de populations trop longtemps en proie à la guerre, les réactions politiques violentes engendrées par le terrorisme. Ce durcissement ne fait d'ailleurs que manifester le retour de la dialectique de la guerre : après une décennie d'opérations sans véritable incertitude quant à leur issue, nous retrouvons des situations dans lesquelles chaque adversaire fait la loi de l'autre. Face à ce durcissement, nous devrons utiliser l'atout de nos moyens de renseignement, mais nous ne devrons pas nous leurrer : savoir ne dispense pas de pouvoir agir ; les événements récents au Tchad le démontrent amplement.
La diversité des opérations ensuite, qui est aussi celle de nos adversaires : ils vont des organisations militaires étatiques dont les moyens seront dopés par des budgets militaires en croissance constante aux bandes armées à la grande mobilité et aux actes fortement médiatisés ; ils utilisent aussi bien la menace des armes de destruction massive que les engins explosifs improvisés, et conjuguent souvent ces moyens d'une extrême variété dans des temps et des lieux très resserrés. C'est pourquoi la capacité à faire face à nos adversaires demandera avant tout une extrême réactivité, au niveau stratégique comme au niveau tactique.
Enfin, la dispersion des zones de crise dans lesquelles nous sommes amenés à intervenir, parfois accompagnée de leur interdépendance, s'annonce comme un défi particulièrement ardu. Elle est synonyme d'élongation logistique, de duplication des chaînes de commandement et de soutien, de multiplication des cadres juridiques, de répartition toujours difficile des efforts entre les différents théâtres sur lesquels nous intervenons. Au niveau de chaque théâtre, elle implique un équilibre difficile à trouver entre la dilution des forces pour contrôler des zones étendues et leur concentration sur des points clés.

* * *

A la question de notre adaptation au 4D de nos opérations - durée, durcissement, diversité, dispersion - , il n'y a pas de réponse évidente, mais il y a une exigence qui constitue à mes yeux la condition sine qua non d'une transformation réussie. Pour répondre aux enjeux des opérations militaires d'aujourd'hui, nous avons besoin d'une approche élargie, qui intègre la totalité des dimensions d'une action militaire. Cette approche impose de développer une plus grande continuité entre ces différentes dimensions, en rupture avec certains des schémas les mieux ancrés dans nos mentalités par plus de quatre décennies de guerre froide. Cela signifie pour moi trois maîtres mots.

*
Premier maître - mot, nous devons pouvoir agir sur tout le spectre des opérations.
Ce point est important, car il va contre une illusion, celle du choix de nos engagements et donc de leur prévisibilité. Selon cette illusion, il y aurait des opérations de différents types, étroitement cloisonnées entre elles et substantiellement différentes, entre lesquelles nous pourrions choisir.
En réalité, quelles que soient les opérations dans lesquelles nous nous engageons, quelles que soient leurs modalités, le déploiement d'une force militaire implique toujours d'envisager l'épreuve de force avec les autres acteurs armés au service d'un objectif politique.
Il n'y a donc qu'une seule nature d'opérations, mais avec des formes différentes, qui peuvent évoluer dans le temps. La nécessité de faire face dans la durée à des adversaires dispersés aux modes d'action diversifiés a de profondes implications, parfois contradictoires, pour la construction de notre outil militaire. Elle implique à la fois un excellent partage de l'information en temps réel et une grande autonomie laissée aux acteurs de terrain. Elle impose que les unités terrestres, navales ou aériennes puissent demeurer longtemps sur un théâtre mais aussi qu'elles puissent agir vite. Elle suppose que, même aux plus petits niveaux, les éléments au contact puissent graduer l'intensité de la force employée. Elle suppose que la part prise par les parties militaires et non militaires d'une opération soient soigneusement dosées.
L'ensemble de ces exigences représente un défi difficile à relever, non seulement en terme d'équipement, mais aussi en terme de formation des hommes. Mais ce que nous pouvons dire, c'est que cela demande des capacités réparties sur l'ensemble du spectre.

*
Le deuxième maître mot est d'être très attentifs aux leçons du terrain. Ceci signifie qu'il est indispensable de garantir la continuité de l'emploi des forces et de la préparation des capacités. Trop longtemps, nous avons vécu dans une autre illusion, celle de la possibilité d'une rationalité parfaite de la combinaison des capacités constitutives d'un outil militaire. Elle consistait à laisser croire que l'intégration la plus rationnelle possible des meilleurs équipements disponibles sur le marché devait permettre de mettre à la disposition du chef opérationnel un « outil clés en mains » que la technologie était supposée rendre invincible sur n'importe quel champ de bataille, en face de n'importe quel adversaire. Cette illusion méconnaît la nature du processus de constitution des capacités militaires.
Ce processus est, rappelons-le, le fruit de quatre facteurs, l'état des capacités existantes, les progrès attendus de la technologie, les orientations politiques, qui intègrent les objectifs et les ressources afférentes, et, enfin, le type d'adversaire que les forces sont susceptibles de rencontrer. Pendant très longtemps, deux de ces facteurs au moins, les orientations politiques et la nature des menaces, se sont caractérisées par une grande stabilité, et la prévisibilité qui en découlait a contribué à engendrer cette illusion.

Mais tel n'est plus le cas. Non seulement on peut légitimement penser que les orientations politiques sont vouées à s'adapter plus vite qu'à l'époque de la guerre froide, mais surtout la menace adverse est à la fois plus diverse et plus évolutive. Ceci nécessite une réactivité accrue à la fois de nos méthodes de conception capacitaires, de nos processus d'arbitrage financier et de nos procédures d'acquisition. Il n'y a aujourd'hui pas de différence fondamentale entre le principe d'économie des forces appliqué sur un théâtre d'opération et le même principe utilisé dans la réalisation de nos capacités. Nous devons pouvoir faire basculer très vite les efforts, conjuguer les leçons intemporelles des grands maîtres de la stratégie, Clausewitz, Mahan, Boyd, pour n'en citer que quelques-uns, et les enseignements de nos engagements opérationnels les plus récents.
C'est peut-être là que la boucle OODA - Observer, s'Orienter, Décider, Agir - de Boyd trouve son illustration la plus convaincante.

Comme ce fut le cas dans l'histoire militaire pour toutes les armées engagées en opérations, les évolutions les plus fécondes sont le fruit des leçons apprises par les unités au contact de l'adversaire, utilisées pour tirer profit des progrès de la technologie. L'art militaire trouve donc aujourd'hui une de ses applications majeures dans l'interaction entre l'emploi des forces et leur constitution.

*
Enfin, troisième maître mot, la transformation de nos forces dans le nouveau contexte stratégique rend plus nécessaire que jamais une cohérence renforcée entre l'exercice du commandement sur les théâtres d'opérations d?une part et dans le cadre de la vie en garnison d'autre part. Cette cohérence se heurte aujourd'hui à une troisième illusion, celle de la neutralité axiologique des choix faits en matière d'administration et de gestion au sein de l'institution militaire. Les valeurs de courage, de disponibilité, de don gratuit, de solidarité que l'on exige du soldat en opérations doivent aussi innerver les principes qui régissent la gestion des ressources humaines ou plus largement les règles de vie au sein de la communauté militaire. Ceci est d'autant plus important que les hommes et les femmes des armées font des allers et retours de plus en plus fréquents entre les théâtres d'opération et la métropole.
Il est toujours souhaitable de rationaliser les structures de soutien et d'administration, de mutualiser ce qui peut l'être, mais il est tout aussi indispensable de tenir compte des exigences propres de l'état militaire. Ce sont ces exigences qui justifient, dans certaines circonstances, les dérogations aux règles de droit commun. Ainsi, les grands principes de la gestion des ressources humaines ou bien, dans un autre domaine, les règles de sécurité du travail doivent traduire les réalités de l'engagement opérationnel. Peut-on sérieusement envisager d'exiger le don suprême sur un théâtre d'opération, et, simultanément encourager des approches comptables du temps de travail des militaires ?
Comme il n'y a qu'un seul art militaire, il n'y a donc qu'un seul commandement, qui s'exerce suivant les mêmes principes en opérations et en garnison.

*

Transformer nos forces aujourd'hui, c'est donc, finalement, les libérer des schémas mentaux liés à la guerre froide et associés aux trois illusions de la prévisibilité de nos engagements, de la possibilité d'une rationalité absolue dans la préparation des capacités et de la neutralité axiologique des mesures d'organisation administrative. Ces illusions se rejoignent d'ailleurs, car elles procèdent d'une certaine méconnaissance de la guerre comme affrontement d'un adversaire animé d'une volonté propre.
Les enjeux de cette transformation, que nous conduirons sous l'autorité de notre ministre et en lien étroit avec nos partenaires européens sont considérables. Ils sont considérables en termes d'efficacité de nos forces, naturellement. En particulier, développer la continuité entre l'emploi des forces et la préparation des capacités, c'est se donner la réactivité nécessaire à l'affrontement d'un adversaire que le plus grand danger est toujours de sous estimer ou, plus largement de méconnaître.

Mais aussi, les enjeux sont considérables car la façon dont ils vont déterminer nos décisions dira la conception que nous avons de la guerre en France aujourd'hui. Dans ce domaine, les exigences de l'efficacité militaire rejoignent celles, de nos valeurs humanistes. Entretenir l'esprit militaire dans la vie de chaque jour, c'est prendre les moyens d'engager des soldats et des équipages qui intègrent pleinement les exigences de l'éthique militaire, dont la base est le respect de l'adversaire. Toute notre histoire militaire montre l'importance de ces facteurs.
Plus largement ceci montre l'importance plus grande que jamais de la réflexion militaire et je me félicite de la tenue de ce colloque qui y contribue.
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Dernière mise à jour : ( 29-01-2009 )
 
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